mardi 7 septembre 2021

Source romaine - Moingt Montbrison (Loire)

La source d´eau minérale La Romaine se localise sur l’ancien village de  Moingt qui fait, depuis le 1er janvier 2013, partie de la commune de Montbrison.

L´existence de la source d´eau minérale est connue de longue date, comme le prouve l'existence à l´époque gallo-romaine de thermes d’une ampleur exceptionnelle à l'emplacement de l´actuelle chapelle Sainte-Eugénie.

La source La Romaine, érigée vers 1820, fut autorisée par l’Académie de médecine en 1859 (arrêté 26 mai 1859). Cette source située à 200 mètres au nord des thermes, jaillit avec un débit de 2m3 par jour à une température de 12 degrés.

D’abord exploitée par Georges Morel, elle fut reprise par la ville en 1861. En 1878, il aurait été vendu 100 000 bouteilles de cette eau gazeuse.

La source La Romaine, exploitée par la Ville, était en activité jusque dans les années 80. Aujourd’hui, elle n’est plus exploitée.

 

Le bâtiment d'exploitation


Le bâtiment du captage et la fontaine

Les thermes gallo-romains de Sainte-Eugénie

Cet immense bâtiment en pierre classé monument historique, propriété de la commune, comporte une chapelle médiévale donnant du côté de la rue. Le bâtiment dit « de Sainte-Eugénie » a connu ensuite plusieurs fonctions : thermes antiques donc, grange dîmière et prieuré au Moyen Âge, couvent des Clarisses, passementerie et demeure bourgeoise au 19e siècle.

La chapelle Sainte Eugénie appartient au style Gothique du 14ème siècle. Elle est assise sur un large radié antique d’un mètre d’épaisseur et ses murs sud et est réutilisent des murs gallo-romains.

De 1991 à 1993 se sont déroulées plusieurs études archéologiques des vestiges gallo-romains. La partie connue des thermes pourrait couvrir 1 850 m2, ce qui classerait Moingt parmi les plus grands thermes publics de Gaule.

Le bâtiment avec au bout la chapelle














La chapelle




















La chapelle et le bâtiment de protection des vestiges des thermes

Source Brault et Thermes - Sail-sous-Couzan (Loire)

Les sources d’eaux minérales de Sail-sous-Couzan étaient déjà connues à l’époque romaine, ce n’est qu’au milieu du XIXe siècle qu’elle est devenue une station thermale réputée jusqu’en 1914 avec, en complément, l’exploitation commerciale de ses eaux minérales jusqu’en 1990.

La source Couzan-Brault

La découverte des sources est fort ancienne. En 1612, la fontaine d’eau minérale a été découverte par un médecin de Montbrison, Claude de la Roue. Vers la même époque, on trouva une autre fontaine construite par les romains.

En 1845, la fontaine de Sail était connue sous le nom de Fontfort. Son débit était de quinze litres à la minute, et la température de l'eau de 13°.

En 1898 il est réalisé le captage de la source Brault. L'exploitation de la source, autorisée par arrêté ministériel du 13 août 1900, fut déclarée d'intérêt public par décret du 22 avril 1908. A l'époque, il existait d'autres exploitations; les plus célèbres étant celles de la source Gatier (autorisée le 28 janvier 1909) située en face de l'usine Brault (les bâtiments sont actuellement occupés par la Brasserie artisanale La Canaille) et la source l'Astrée (autorisée le 6 avril 1908).

Sail-sous-Couzan a été le troisième pôle d’eau minérale derrière St-Galmier et Vichy. En 1913, les différentes exploitations des sources ont produit 10 millions de bouteilles.

Anciens bâtiments de la Société d''exploitation des eaux de Couzan

En 1984, l'exploitation des eaux minérales de Sail cesse et les bâtiments, vidés de leurs machines, sont désaffectés. Actuellement seuls les murs sont encore debout.

Aujourd’hui la commune entretient la source qui produit 1,7 m3 heure. L’eau, à 12°C, coule à fond perdu dans le Chagnon, affluent du Lignon.

En 2021, il est possible de gouter cette eau gazeuse au trop-plein du captage.

 Le captage de la source Brault et l'exutoire de la "source"

Jusqu'au 19e siècle l'exploitation des eaux minérales de la commune se résume à l'utilisation d'une simple fontaine creusée dans le sol. Ensuite, d’après des cartes postales anciennes, la fontaine est entourée d'une grille en fer forgé, placée au-dessus d'un muret en granite.

La fontaine Fontfort vers 1905

Aujourd'hui le sol de la fontaine dite « kiosque de la Fontfort » a été surélevé, et la grille a été remplacée par des colonnes supportant un toit. 

Le kiosque "Fontfort" en 2021

L'alimentation en eau de cette fontaine a été stoppée en 2002, la composition de l'eau ayant été jugée impropre à la consommation.

Les Bains et Thermes

Dès 1818, divers documents attestent de la réputation des eaux de Couzan.

Un centre thermal fut créé en 1845 et en 1865 un établissement des Bains fut construit avec vingt-deux salles de bain indépendantes qui s’organisent autour d’un patio central, avec deux ailes latérales, desservies par une galerie.

 

A la fin du XIX e siècle, il y avait six hôtels à Sail et deux établissements de Bains. Vers 1930, ils furent transformés en bains-douches municipaux. L’établissement thermal est toujours là et est en cours de réhabilitation.

Les Bains en 2021

Les cabines de bains

Bibliographie : Louis-Joseph Gras - Histoire des eaux minérales du Forez : suivie de notes historiques sur l'industrie de la verrerie en Forez et en Jarez - Imprimerie Théolier. Saint-Etienne 1923

 

lundi 5 juillet 2021

Source Marie-Antoinette - Cusset (Allier)

La source fut trouvée par un forage en 1891, hors du périmètre de protection des eaux de Cusset, sur un terrain voisin du Sichon, où, en 1818, était connue une source minérale. La source désignée sous le nom de source de Chambon et les installations ont été détruites lors de l'inondation de 1846.

Le forage, de 35 mètres de profondeur, a été réalisé par Jean Andreau,; l'eau avait une température de 12-14° et sa minéralité de 6,968 g/l, différant peu des sources typiques de Vichy.

La source d’abord appelée  Andreau n° 5 par Jean Andreau qui crée la "Compagnie d'exploitation des sources Andreau du bassin de Vichy, Cusset près Vichy", devient la Source Marie-Antoinette lors du rachat du domaine par Paul Baudrecroux en 1935.

Actuellement un petit bâtiment renferme les équipements de pompage de cette eau.









lundi 21 juin 2021

Source du Montjolet - Amélie-les-Bains (Pyrénées Orientales)

La source du Monjolet, nichée en forêt et à deux pas de la ville, source aux propriétés cicatrisantes, bien connue des chasseurs ; les propriétés sulfurées sodiques de la source sont utilisées en applications extérieures pour traiter certaines maladies de la peau (eczéma, mycose, psoriasis).

Découverte en 1756, la source débite de l’ordre de 2 litres par minute avec une température moyenne de 26 degrés. Son faible débit ne lui a pas permis d’être exploitée.

Accéder à la source du Monjolet ou Manjolet se mérite. Il faut s’attaquer à la rude montée "del rentador" et à l’entrée de la forêt, quelques dizaines de mètres plus loin, on la découvre entourée de vieux platanes, paisible et immuable attendant le promeneur ou "l’écorché". 









 















mercredi 2 juin 2021

Source Clémentine - Le Boulou (Pyrénées orientales)

La station thermale du Boulou se situe à 20 Km au SSW de Perpignan.

Malgré des qualités intrinsèques reconnues de son eau, Le Boulou ne possède pas pendant très longtemps d’établissement thermal. C’est seulement en 1859 en raison de la demande constante qu’on construisit un bâtiment convenablement aménagé.

A l’origine seule la source du Boulou alimente le premier établissement thermal.

Deux forages permirent de capter deux autres sources : la source Clémentine, la plus abondante, et la source Saint-Martin-de-Fenouillard ; puis en 1868  la source du Boulou et en 1885 la source du Milieu. Les sources du Boulou ont fait l’objet d’une Déclaration d'intérêt public et demande de fixation d'un périmètre de protection (décret 15 janvier 1892). Ces sources sont déclarées d'utilité publique en 1898.

La nouvelle structure accueille des buveurs et permet le séjour de curistes.

Les eaux sont de type bicarbonatées sodiques gazeuses et froides (16°), très riches en sels minéraux.

Les eaux froides du Boulou, riches en oligo-éléments et sels minéraux ont été un temps, embouteillées et commercialisées

L'établissement thermal est toujours en activité mais l'usine d'embouteillage de l'eau du Boulou est arrêtée depuis 2000.

L'établissement thermal





Les nouveaux et anciens thermes









L'ancien parc










La source Clémentine