mercredi 30 novembre 2016

Source Debord - Prompsat (Puy-de-Dôme)

En 1910, Mr Debord aménagea une petite source et demanda une autorisation d’exploiter qui lui fut accordée. Un puits de 3,5 m de profondeur permettait de capter l’eau de la source qui avait une température de 16°C et un débit de 10 l/mn. Cette eau fut mise en bouteille comme eau minérale mais servit aussi à faire de la limonade et des sodas. 
La source fut vendue en 1925 à des investisseurs parisiens qui construisirent le bâtiment qui abrite la source et celui qui servit pour l’embouteillage que l’on peut voir de la route. La source périclita à cause de la concurrence des sources voisines et la production s’arrêta après la dernière guerre.
Du chemin on peut voir l'ancien bâtiment d'embouteillage et deviner à travers la végétation de pavillon de la source.




Sources de Chateldon (Puy-de-Dôme)

Les sources de Châteldon, la source des Vignes, au bas d'un coteau couvert de vignobles et celle de La Montagne, à 500 pas de la précédente, à mi-côte, ont été découvertes en 1774 par. M. Desbrets, docteur en médecine de l’Université royale de Montpellier. C'est lui qui fera, en 1778 les premières analyses des eaux de ces sources :
Après la mort de Desbrest, ses descendants reprennent l'affaire et fondent, en 1846, un établissement thermal d'avant-garde mais, à la fin du Second Empire, les eaux de Châteldon tombent dans l'oubli. Leur exploitation cesse au début du XXe siècle.
L'eau de Châteldon connaît une renaissance lorsque Pierre Laval, natif de Châteldon, rachète la source au début en 1932. Il constituera en mai 1935 une société distribuant les bouteilles sous la nouvelle marque « Sergentale ». L’autorisation d’exploitation de la source est donnée le 22 janvier 1936.

L’eau de Châteldon provient de 2 sources exploitées, la Source Vécou et la Source Sergentale situées à quelques mètres l’une de l’autre, en rive droite du Vaurizon. Elles résultent de recaptage des sources Desbrest et des Vignes.
Les débits effectués en 1936 et confirmés en 1987 sont de l’ordre de 10 l/mn pour les 2 sources.

Cette eau minérale gazeuse est de type bicarbonaté calcique et sodique. Elle aurait eu son heure de gloire sous Louis XIV dont le médecin de la cour faisait son éloge.
Usine embouteillage


Ancienne source Desbrest

Étiquette http://water-label.pagesperso-orange.fr


mardi 29 novembre 2016

Thermes de Contrexéville (Vosges)

Les thermes de Contrexéville ont fait l’objet de nombreuses transformations architecturales qui permettent de retracer à la fois l’histoire de la ville mais aussi l’évolution de l’architecture.
En 1820, un premier pavillon en bois fût édifié à l’emplacement de la source minérale Charles Bagard.
Il sera remplacé en 1885 par un pavillon en fer et verre réalisé sous la houlette de l’architecte Francois Clasquin assisté par l’ingénieur nancéien Frédéric Schertzer qui s’inspirèrent du célèbre pavillon Baltard.
Cet édifice laissera place à une rotonde articulée par une galerie promenoir de 180m de long qui sera réalisée entre 1908 et 1913 par l’architecte Charles Méwès.

La rotonde, style gréco-romain, abrite symboliquement la source qui se matérialise par une fontaine de marbre rose et de céramiques de camaïeux de bleu qui rappellent la couleur symbolique de l’eau. Cette fontaine est surmontée par une statue des « verseuses » qui sont l’un des emblèmes de la ville.

Sources de Chatel-Guyon (Puy-de-Dôme)

Au début du XX° siècle, on comptait 28 sources d’eaux thermo-minérales exploitées caractérisées par leur forte teneur en magnésium parmi lesquelles les sources Deval, du Chaume, de la Planche, du Réservoir, du Sopinet, du Gargouilloux, du Rocher, du Sardon, des Vernes et Gubler, découverte en 1878.
Les sources Deval, Germaine, Louise, Marguerite et Yvonne alimentaient les buvettes du parc thermal, d’autres alimentaient les Grands Thermes, la source Henry alimentait les thermes du même nom, construits de 1882 à 1888, et détruits en 1982 pour construire l’établissement actuel plus moderne, enfin la source Gubler servait à la mise en bouteilles en vue de la vente par expédition.

Actuellement les eaux thermales (chloro-bicarbonatée calcique et magnésienne) utilisées proviennent des sources Carnot, Marguerite, Germaine, Deval et Miraton.

Source Miraton

Source Miraton et Théâtre












Buvette Source Miraton 

En mai 2022 cette ancienne buvette n'existe plus elle a été démolie pour agrandir la terrasse du café....




Source Louise

Ancienne buvette Source Louise





Exutoire Source Louise






En mai 2022, plus d'eau ne sort de l'exutoire.

Hall des sources

Hall des sources
Buvette Source Carrnot

En mai 2022, les fontaines du hall des sources sont alimentées.

Source Carnot


















Source Duval et Germaine

Source Germaine

Buvette sources Duval et Germaine


Source Gruber et Marguerite

Source Gubler







Source Marguerite
En mai 2022, les anciennes buvettes serve de poubelles !!!

Source Aubugnat






Exutoire forage Aubugnat
















En mai 2022, cette "source" est toujours bien active.


Grands Thermes de Chatel-Guyon (Puy-de-Dôme)

C'est en 1671 que le chimiste Duclos réalise les premières analyses. Après la découverte des propriétés curatives des sources et la création en 1878 de la Société des Eaux Minérales de Châtel-Guyon, la ville va prendre son essor et accueillir une foule de curistes
En 1817, la municipalité décide de construire un établissement de bains. Ne pouvant rénover cet établissement, la municipalité organise une concession des sources aux frères Brosson, hommes d'affaires réputés. En 1906, un nouvel établissement remplace l'ancien établissement Brosson: les Grands Thermes. 
Les Grands Thermes ont été érigés entre 1903 et 1906 sur les plans de l’architecte Benjamin Chaussemiche. L'établissement se compose de quatre corps de bâtiment: le hall d'entrée et deux ailes consacrées aux bains, regroupés autour d'un atrium. Cet édifice majestueux mêle les architectures antique et romane, comporte une façade style roman auvergnat et un intérieur richement décoré de faïences polychromes et de mosaïques réalisées par le céramiste Hyppolyte Boulanger. Avec ses colonnes de marbre rouge, ses deux escaliers en fer à cheval et sa voûte à caissons ornés de rosaces, le vestibule en constitue la partie la plus remarquable.

Cet établissement a été fermé en 2004.