mercredi 14 décembre 2016

Thermes de Sainte-Marguerite - St-Maurice-es-Allier (Puy-de-Dôme)

La source Sainte-Marguerite connue depuis l'époque romaine, attira de nombreux curistes aux XVIe et XVIIe siècles. a vu s'élever en 1848 un premier établissement thermal assez sommaire. En 1867, est construit un second établissement thermal avec trente salles, au cœur d'un parc comportant plusieurs buvettes. La commercialisation de son eau aurait débuté vers 1880-90.
Les sources était au nombre de 6 : les sources La Chapelle, Le Héron et Valois sont utilisées pour l’embouteillage, la source Brissac et de l’Ile pour les soins thérapeutiques.

Ces eaux sont de type bicarbonaté sodique et magnésien de température d’émergence de 16 à 25°C. Certaines sources sont à débit constant, alors que d'autres jaillissent par intermittence comme la source Brissac et la source de l'île.


Ancien établissement thermal
 



Buvette Source de l’île



Ancien hôtel

jeudi 8 décembre 2016

Sources de Saint-Nectaire (Puy-de-Dôme)

Les sources exploitées pour le thermalisme proviennent de forages.
Le forage Charles, profond de 57 m,  se localise à 30m au nord des Thermes. Il est artésien et son débit d’exploitation est de 3 m3/h.
Le forage Sans-Souci de 124,8 m de profondeur se situe à environ 300 m de l’établissement thermal ; il est artésien avec un débit de l’ordre de 1,5 m3/h.
Le forage Say, long de 100,4 m se situe à environ 200 m de l’établissement thermal ; il est aussi artésien et a un débit de l’ordre de 2 m3/h.
Le forage Say en mai 2022 


A St-Nectaire, huit sources ont été autorisées pour l’exploitation mais ne sont plus exploitée, et il existe aussi 35 sources qui non jamais eu l’autorisation d’exploitation mais qui ont parfois été exploitées.
La source Saint-Cézaire et la source Boëtte ont été captées dans des galeries sous l’Office du Tourisme (ancien établissement thermal) à environ 5 m l’une de l’autre. Elles ont été utilisées pour la buvette et le Grands Thermes. La source Boëtte, autorisée 22 novembre 1950, avait un débit de 10 à 20 l/mn et une température de 33,5°C ; la source Saint-Cézaire sortait à 31,8°C avec un débit de 3 à 4 l/mn.

La source Boette se trouvait à l'intérieur des thermes, maintenant Syndicat d'initiatives.
La source Boëtte
Buvette des sources Boëtte, Saint-Cézaire et Source rouge

La source du Parc apparait à la base de l’escarpement granitique qui domine l’hôtel du Mont-Cornadore. Son arrêté d’autorisation d’exploitation date du 25 juin 1877.
La source Giraudon, utilisée en buvette et pour l’embouteillage, se situe à Saint-Nectaire-le-Haut, son autorisation d’exploitation date du 14 novembre 1973. Malgré la réalisation de travaux, l’utilisation de la source est suspendue suite à de fréquentes pollutions bactériologiques.
 

  

La source du Gros-Bouillon se situe sous l’ancien Hôtel de Bains Romain, aujourd’hui, Hôtel mercure. Son débit non stable est de l’ordre de 30 à 60l/mn avec une température de 34°C.
La source Rouge, qui appartenait au propriétaire de rétablissement du Mont-Cornadore, est située à Saint-Nectaire-le-Bas, vis-à-vis les bains Boette. Elle a servi autrefois à préparer des incrustations sous le nom de source Canard; puis a été captée en 1895 ; une conduite de 30 m relie la source à une construction couverte siège d’une buvette assez fréquentée. L'eau de la source Rouge était très gazeuse, acidulé, saline et ferrugineuse. Sa température est de 21,2°C et son débit de l’ordre de 4,5 l/mn en 2003.
Ancienne buvette de la Source rouge






La source du Mont Cornadore (autorisation d’exploiter du 2 décembre 1828) est située sous l’ancien établissement thermal du Mont-Cornadore qui est laissé à l’abandon. Elle a une température de 30,4°C et un débit de 10 à 15l/mn.

Ancien Etablissement du Mont Cornadore


La source

En mai 2022, les thermes continuent à se délabrer.

Buvette des sources du Parc, Mandon et Cornadore dans le hall


La Source Morange se localise sous une tonnelle (en ruine) à Saint-Nectaire-le-Haut, sur la route de Murol, Elle a fait l’objet de deux demandes d’autoriser d’exploiter qui n’ont pas abouties (27/07/1895 et 20/12/1928). Cette source était utilisée dans le traitement des surcharges pondérales.
En effet, fortement diurétique et riche en oligo-éléments, elle facilitait l’élimination des graisses. Sa température est de l’ordre de 18°C et son débit est de 3 l/min.


L'ancienne buvette

La source
 
Lors de ma nouvelle visite en avril 2022, le kiosque de la source avait retrouvé son toit.
 



La source Gubler fut capotée pour la première fois en 1885. Elle se matérialise par 3 venues d’eau recoupée par une galerie de 25 m de long. La minéralisation de l’eau est de 6,1 g/l et son débit est de l’ordre de 4,5 l/mn. Sa température est de 30°C.

La Source de la voute est située en face de la poste. L'eau sort d'une diaclase au fond de la galerie. En 2003 la température relevée par le BRGM de l'eau sortant de la cavité était de 21,2 °C.
Galerie d'accès aux griffons de la source
 

La source Bélonie sourd dans le jardin jouxtant l’ancien hôtel de l’Hermitage sur la route de Sapchat. La source captée dès 1873 fut autorisée à exploiter le 15 janvier 1887; son retrait d’autorisation fut signé le 17 décembre 1958.




La source de Pradinat sort au N-E de l’ancien établissement du mont Cornadore, sur le chemin des grottes de Châteauneuf, en rive droite de l’affluent du Courtançon, presqu’au niveau du ruisseau. Son débit est faible avec quelques dégagements de bulles de gaz et sa température est de l’ordre de 14°C.

Source Pradinat

La Source Edmond est localisée à l'entrée sud de St-Nectaire-le-Haut. Elle sort d'une faille au fond d'une galerie. Elle a été utilisée pour l'incrustation sur moulage.


Le Bâtiment
Le regard de sortie des eaux
 
La source de Scay émerge au nord de l'établissement thermal et est utilisé pour la pétrification. Les relevés du BRGM en 2003 donnaient un débit de 31,9 l/mn et une température de 29,4°C.




Thermes de Saint-Nectaire (Puy-de-Dôme)

La ville thermale, qui aligne ses boutiques le long de la D 996, possède plus de quarante sources. Leurs eaux jaillissent à des températures allant de 8 à 56°. Ses installations de cure se groupent dans le moderne établissement thermal des Gravières. Les eaux sont utilisées pour soigner les affections rénales et métaboliques.
Les vestiges romains découverts en 1824 par l’Abbé Croizet, montrent que les vertus de l’eau étaient connues dès l’antiquité.
Ce n’est qu’en 1680 que l’eau de la source du tambour (Gros bouillon) fut utilisée pour les soins.
En 1787, deux sources étaient utilisées : la source Gros-Bouillon et la source Coquille (source de la Voûte).
La découverte de source Manon découverte à coté de la source Gros-Bouillon, engendra la construction du premier établissement Manon devenu les Bains Romains (maintenant Hôtel Mercure).
En 1821, les sources Boëtte et Saint-Cézaire furent découvertes par Mr Boëtte qui construisit un établissement en 1824. Cet établissement fut remplacer en 1888-1889 par un nouvel établissement des Thermes (actuellement le siège su Syndicat d’Initiative), élégant bâtiment en demi-cercle.
En 1840 un autre établissement fut construit au-dessus des sources Paulines et en 1827, l’établissement thermal du Mont-Cornadore fut érigé après la découverte de la source Cornadore.
En 1907, la Société Thermale nouvellement créée racheta les quatre établissements thermaux du Mont-Cornadore, des Grands Thermes, l’Hôtel du Parc et l’Hôtel des Bains Romains.
En 1978, le nouvel établissement thermal est alimenté par la source Manon, la source Cornadore et la source Giraudou. Après 1990, et jusqu’en 2001, l’établissement thermal de St-Nectaire exploitait pour les soins le mélange Renouveau réalisé à partir de quatre sources : les 3 forages Charles, Sans-Souci et Say et la source Giraudon. Quatre sources alimentaient les buvettes : les sources Cornadore, Boëtte, Saint-Cézaire et du Parc.

En 2002, un centre de thermoludisme est ouvert à Saint-Nectaire alimenté par l’eau de ville.




Source Eugénie, source Auraline, source St-Mart, source César, source Velleda et source Saint-Victor - Royat (Puy-de-Dôme)

Les sources thermales de Royat se composent de quatre sources minérales qui émergent à moins de 200m de part et d’autres de la rivière « Tiretaine ». Ce sont les sources thermales Eugénie, Auraline, St Mart et César.
La source Eugénie aussi connue sous l’appellation de « Source de Royat » ou « Grande Source » est la source la plus importante de Royat Chamalières.  En 1954, la source est captée dans un bassin de 5 m de diamètre. En 1970-71, l’ouvrage est approfondi jusqu’à 27,4 m et le puits cuvelé en acier inoxydable. Originellement exploitée par artésianisme, depuis 1961, l’eau est captée par pompage avec un débit de 30 m3/h à une température de 33° C au griffon. Elle alimente la buvette et l’établissement
En 1936, les architectes Chanet et Liogie font réaliser le kiosque actuel aux allures de temple antique.
Située au cœur du Parc Thermal, la source Eugénie est protégée par une cloche de verre travaillée avec un comptoir circulaire en mosaïque signées Gentil et Bourdet.












La source Auraline, sur la commune de Chamalières, a été mise en évidence lors des travaux des fondations du nouvel établissement en 1980.
Elle est captée à partir d'un forage de près de 100 m réalisé et équipé en 1983-1984. L’eau qui jaillit naturellement par artésianisme à une température proche de 32°C. Le forage est exploité à un débit de 20 m3/heure.
Sa minéralisation est forte et proche de celle de la source Eugénie, ainsi que sa teneur en gaz carbonique. Elle est utilisée pour les douches au jet à une température proche de 37°C, une partie de cette eau est réchauffée.

La Source St-Mart, sur la commune de Chamalières,  se présente sous forme d’un puits de  6,85 m de profondeur réalisée avant 1875. Les arrivées d’eau à 29°C, se font à la base du puits et sont acheminées à l’aide de 2 pompes vers la buvette (2 m3/h) et l’établissement thermal (11 m3/h).
Riche en en gaz et en  sels de lithium d'où son nom de "Fontaine des Goutteux", elle est surtout utilisée en bains de jambes pour les problèmes veineux. Le pavillon a été construit en 1912 par Louis Jarrier.
 



Suite à des problèmes sur la source César, des travaux ont été réalisés en 1971-72 à l’emplacement du puits initial mais la source n’a pu être recaptée.
Le forage exploité actuellement à une profondeur de 30 m présente un artésianisme naturel d’un débit instantané faible (2m3/heure).à une température de 21°C. Cette eau peu minéralisée et faiblement carbogazeuse alimente la buvette.

La source Velleda a été captée en 1833. Elle a alimenté jusqu’en 2002 une buvette située juste à côté de la source Eugénie. Cette source avait un débit constant de 10 m3/h et une température de 8,7°C. La composition de l’eau est différente de celle utilisée dans l’établissement thermal ; elle est très faiblement minéralisée. Cette faible minéralisation associée à de nombreuses contaminations bactériologiques a contraint de cesser son exploitation.
L’eau de cette source arrivait dans le pavillon de style antique construit par l’architecte Antoine Chanet en 1936. La façade se compose de quatre colonnes doriques soutenant un entablement brisé par un arc en plein cintre marquant l’entrée. Les murs sont percés de part et d’autre de deux baies géminées. Ce pavillon a été inscrit Monument Historique le 10 septembre 1990.






Source Velleda en 2017
La source Saint Victor, découverte au milieu de vestiges romain, a été recaptée en 1875 par un puits de quelques mètres de profondeur. Son débit est de l’ordre du m3/h lorsque le puits est plein.
Elle n’est plus utilisée pour les soins.